L’histoire de Matakwa Safaris

L’interview de Myriam et Fabien

Quoi de mieux pour parler de Matakwa Safaris que de présenter les deux créateurs de la société ? Myriam et Fabien se sont donc prêtés au jeu de l’interview : à lire sans modération, c’est un régal !

Myriam Merceron

Myriam, peux-tu te présenter ?

Myriam : je m’appelle Myriam, je suis née à Pornic. Originaire de Préfailles, toute ma famille a toujours vécu à la campagne. Mon univers, c’est la ferme, la proximité avec la nature. Et en Namibie, l’essentiel de la population sur place travaille dans l’agriculture, ce qui explique peut-être pourquoi je me sens à ma place là-bas.

Raconte-nous ta jeunesse !

Myriam : j’ai rapidement travaillé, essentiellement dans la restauration. À 17 ans, je suis partie en Suisse pendant 5 ans, période pendant laquelle j’ai alterné travail et voyages : j’ai visité au total près de 40 pays, mon séjour le plus long ayant été l’Inde. Je suis ensuite partie travailler en Crète (Grèce), en Angleterre, et toujours dans la restauration. C’est d’ailleurs en Angleterre que j’ai rencontré Fabien. Ce n’est qu’après notre rencontre que j’ai travaillé en France où nous avons tenu le restaurant La Gourmandine à Pornic pendant 25 ans.

Fabien, à ton tour de te présenter !

Fabien : je m’appelle Fabien, je suis vendéen. J’ai fait mes études d’hôtellerie/restauration à Noirmoutier et je me suis lancé dans la restauration en Angleterre.

Et ensuite, un retour en France ?

Myriam & Fabien : oui, après l’Angleterre, à Londres précisément, nous sommes revenus en France. La vie dans une capitale telle que Londres et la vie au bord de mer n’ont rien de comparable. Le rythme d’une grande ville, c’était très bien lorsque nous étions jeunes (rires !). Ensuite, nous sommes revenus pour une saison à Saint-Gilles-Croix-de-Vie puis à Pornic dans notre établissement que nous avons tenu pendant 25 ans.

Depuis combien de temps pratiques-tu la photographie ?

Fabien : depuis 2012. J’ai commencé par la pose longue, je photographiais les paysages bretons. En 2015, je suis devenu photographe pro en parallèle de mon autre activité. En 2016, j’ai commencé la photographie animalière, j’ai dû changer tout mon système, boîtier, longues focales, etc. J’ai été nominé dans plusieurs concours en Angleterre et à New York et j’expose régulièrement mon travail.

La Namibie est donc arrivée tardivement dans votre paysage ?

Myriam & Fabien : c’est en 2015 que nous y sommes allés la première fois. Et là, c’est un choc, amoureux presque : le pays est désertique, LE grand vide et les paysages sont grandioses. C’est le deuxième pays le moins peuplé du monde, derrière la Mongolie. Nous y sommes retournés au moins une fois par an à partir de 2015.

Myriam & Fabien : heureusement que nous avions l’expérience de nos voyages et une solide pratique du tout-terrain, car voyager en Namibie, ça peut être compliqué. On est souvent seuls dans le désert, en cas de pépin de transport, il ne faut surtout pas céder à la panique.

Fabien Merceron
Myriam & Fabien Merceron

Les vols en avion ne posent pas de problèmes quand même ?

Fabien : non aucun problème avec les vols en avion, c’est international, ça marche. C’est après que ça se complique : pour les visites que l’on souhaite faire seul, la plupart du temps dans le désert. C’est comme partir en rallye soi-même, ça peut vite mal tourner.

Myriam : en cas de panne, il peut s’écouler 24-48H avant que quelqu’un passe. Par exemple, lors de notre premier voyage en Namibie, nous nous sommes perdus sur une route en forêt et la route était coupée par le fleuve en crue. Nous sommes donc descendus du 4×4 et avons marqué les arbres, de manière à retrouver notre itinéraire.

Fabien : nous avons déjà vu un groupe qui a essayé de traverser une rivière en crue : la voiture est restée coincée en plein milieu, complètement foutue. Et leur safari aussi… C’est d’ailleurs pour ça que nous proposons des guides et que nous souhaitons faire profiter de notre expérience. Lorsque nos clients partent avec Matakwa Safaris, ça enlève toute cette partie de stress liée à la logistique du voyage et ils peuvent se concentrer sur les paysages, les étendues, les animaux sans se soucier du reste.

Au niveau tourisme : est-ce que la Namibie est touristique ?

Fabien : oui, mais pas comme on l’entend en France. Ça n’a par exemple rien à voir avec Pornic l’été. Il n’y a pas de tourisme de masse. Le pays est vite complet, car le nombre d’hébergement est très limité, et c’est très bien, ça évite l’attroupement de plusieurs 4×4 autour d’un lion, comme l’on peut voir au Kenya par exemple.

Combien de temps faut-il faire sur place minimum ?

Myriam & Fabien : pour que le safari soit agréable, sans que ce soit un marathon, 12-13 jours sur place, ça permet de prendre le temps et d’en profiter. On change d’endroit presque tous les jours, les déplacements se font en 4×4. On peut aussi s’adapter : nous avons déjà accompagné un groupe qui voulait découvrir la Namibie lentement. Le safari a duré 1 mois.

Est-ce qu’il y a un risque géopolitique ?

Myriam & Fabien : non, il n’y a pas trop de tension dans le pays. On reste en Afrique, la stabilité est toute relative, pour le moment tout va bien, mais tout peut changer très vite.

N’est-il pas trop difficile de conduire en Namibie ?

Fabien : la conduite est à droite comme en Angleterre. Il faut avoir de bonnes notions de navigation et de conduite 4×4 si tu veux sortir des sentiers battus et en profiter pleinement.

Comment faites-vous pour observer les animaux ?

Fabien : dans les réserves privées avec qui nous travaillons, des rangers et pisteurs nous accompagnent pour trouver les animaux, toujours dans le respect de l’animal. Après plusieurs années sur le terrain, nous sommes capables de cibler différentes espèces pour contenter nos clients. Dans les parcs nationaux, nous connaissons les habitudes des animaux à la manière d’un « naturaliste ». Nous faisons tout notre possible pour observer de magnifiques scènes.

Parlons d’agriculture : qu’est-ce qu’on trouve sur place ?

Myriam & Fabien : essentiellement de l’élevage, et un peu de cultures. On trouve des fraises, des asperges, du raisin.

Et le climat ? Chaud ?

Fabien : chaud, mais pas trop. C’est très supportable : il fait bien plus chaud en Crète par exemple. Il faut bien s’hydrater, car il s’agit d’une chaleur sèche : on ne se rend pas compte qu’il fait « trop » chaud pour le corps.

Myriam : la saison des pluies, c’est plutôt janvier, février, mars. L’hiver, on atteint les 0°C la nuit et on peut aller jusqu’à 20°C la journée : plutôt sympa comme hiver.

Vous avez encore des choses à découvrir en Namibie ?

Myriam : oui bien sûr. On a plein d’idées de visites à partager. Et à partir de la Namibie, on aimerait aussi explorer plus le Botswana, la Zambie, l’Afrique du Sud.

Un dernier conseil pour les personnes qui liront cette interview ?

Myriam & Fabien : oui, facile : venez visiter la Namibie avec Matakwa Safaris !